Vente, dédicace, discussion avec l’auteur Corentin Fohlen « Haïti » (Light Motiv, 2017, nouvelle édition)
Préface : James Noël
Postface : Jean-Marie Théodat
« C’est à la déconstruction d’un mythe que nous invite ce livre. Au sortir de ce parcours, on est surpris par la cohérence du propos marquée par la persistance de la rigueur et du style. » Jean-Marie Théodat, géographe haïtien
« Tu as dévalé des kilomètres, avalé des vents contraires, car tu es en terre cuite de paradoxes. Dans cette grande marche, tu as dansé parmi la foule, capté rires et sourires, crypté clans, castes et classes sociales. » James Noël, poète haïtien
« Corentin danse le pas de côté. Il ose, il prend le risque de faire ce que les autres ne font pas, de porter son regard ailleurs […] Le pas de côté n’est pas la danse des dilettantes. Mais le goût de l’effort ne suf t pas, il faut que l’entreprise ait un sens. Ce livre a tout lieu d’être parce qu’il en a un, puisé dans les à-côtés. » Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef de la revue 6 Mois
Haïti est couramment présentée comme l’île des catastrophes: un pays maudit, balayé tant par les ouragans que par les instabilités politiques, secoué par les tremblements de terre et les soubresauts économiques.
Après avoir découvert ce pays au lendemain du séisme du 12 janvier 2010, le photographe passe une première année à couvrir la situation humanitaire, les élections et la crise du choléra.
Que des drames. Que le versant noir de ce pays. Pourtant il pressent qu’une autre facette existe, insoupçonnée, intrigante, celle d’un pays fascinant aux richesses inexploitées. Pendant six ans il tente de raconter cette île loin des poncifs de la misère, de la violence et du tout humanitaire, pour faire découvrir les potentiels étonnants d’un pays beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.
Haïti, ce pays dont il est tombé amoureux, est trop riche et varié pour le réduire à sa détresse si souvent caricaturée à longueur d’articles dans la presse. Perfusé en continu par des centaines d’ONG, sous in uence étrangère à l’ingérence souvent déstabilisante, Haïti a pourtant connu dans son histoire d’autres périodes où l’autonomie conquise af rmait la création et la croissance. Aujourd’hui encore, Haïti continue de faire naître des talents insoupçonnés à l’énergie débordante et des projets économiques et culturels à l’ambition forte et inventive.
Corentin Fohlen est un photographe français travaillant en commande pour la presse française et internationale (The New York Times, Paris Match, Libération, Stern, Polka Magazine, Le Monde, L’Obs, le JDD, Le Temps, Causette…).
Né en France en 1981, il découvre la photographie durant ses études de bandes dessinées à Bruxelles et change de passion au cours de la dernière année. Après s’être installé à Paris en 2003, il découvre l’univers de l’actualité, l’excitation des manifestations, le dé du journalisme. Jusqu’en 2011, il couvre l’actualité française et internationale : élection présidentielle française en 2007, con it au Nord-Kivu, guerre en Afghanistan, révolutions Oranges en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne, révolte populaire à Athènes, séisme en Haïti, révolutions arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie… avant de prendre du recul, du temps et orienter son travail vers des histoires plus longues et une ré exion documentaire. Depuis 2012 il s’est lancé dans un travail au long cours en Haïti: il tente de montrer une autre image du pays, loin des poncifs souvent associés à cette île, avec une ré exion engagée sur les conséquences de la mainmise internationale.
Il est lauréat de plusieurs prix photographiques dont deux WORLD PRESS Photo, un VISA d’OR du Jeune Reporter, un SONY WORLD PHOTOGRAPHY AWARDS. Corentin Fohlen est lauréat du Prix AFD / LIBÉRATION du Meilleur Reportage Photo pour son travail au long cours en Haïti.
Jeudi 8 juin 19h @61, 3 rue de l’Oise, 75019 Paris